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Enfermée dans une grotte dont les parois m'observent Les remparts se réfléchissent en moi et les images m'obsèdent J'ai peur que la vérité s'échappe et me laisse prisonnière Je sais que je resterai là flottant près de l'enfer Absence de mots alors que les larmes s'écoulent Tout le long des murs d'où ma souffrance découle Aujourd'hui le monde se tourne vers des âmes perdues Délaissant les milliards d'autres vies interrompues Les yeux de l'univers regardent la vengeance Les yeux de nos coeurs observent les anges Ma haine tranchante se brise comme du verre Mais la matière désunie en moi déchire la chair Je sens mon corps qui s'en va au loin Fuyant peu à peu ce dilemme sans fin Est-il possible que je me sente parmi les miens Au coeur d'une terre à nouveau sans parfum Ont-ils peur de mourir, pour qui se battent-ils ? Qui se sait trahi, contre quoi se hérissent-ils ? On nous laisse pour héritage une idée que l'on cultive En espérant qu'un jour la flamme en nous s'active Chaque vie qui s'éteint est une flèche qui m'atteint Citoyenne du monde j'appartiens au lointain Je vis dans le silence, ils ont perdu leur innocence Car souvent les hommes libres brillent par leur absence Enfermée dans une grotte dont les murailles s'élèvent Chaque pierre me renvoie la couleur de nos rêves Sombre et humide la réalité m'étouffe Bientôt le jour se lève et le vent froid se couche Quelle place est la mienne dans le jardin d'Eden ? Quelles places ont-ils dans le jardin de nos peines ? D'un pas résolu on va vers l'ennemi La cible reconnue on défend sa patrie Prêt à se battre ou prêt à les abattre ? Quelque soit l'adversaire, prêt à combattre Cette peur quand mon sang autour de moi coulera Savoir que mes illusions passent de vie à trépas Rouge, le nuage de sang dérive vers l'horizon Pour toujours les morts chantent à l'unisson À nos yeux tous ne mériteront pas les hommages Dans ce texte j'élève une sépulture à tous les sages, à toutes les victimes de passage.
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