Le Regroupement des agentes et agents de pastorale laïques du Diocèse de Québec

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    La revue du diocèse de Québec publiait, le 3 mai 1995, un dossier sur les agentes et agents de pastorale. Nous vous proposons de lire plusieurs de ces textes, toujours actuels en 1999.

    Il s'agit des pages 153 à 168 de la revue Pastorale-Québec, vol. 107, no 6, 3 mai 1995).

     

    Site du diocèse de Québec: Les personnes intéressées peuvent toujours consulter le site de la revue Pastorale-Québec


    Les agentes et agents de pastorale

    Des laïques en service pour les besoins de la Mission

     

    Le dossier que nous livre aujourd'hui Patorale-Québec fait appel aux témoignages des agents et agentes de pastorale eux-mêmes. Il n'a pas la prétention d'apporter de réponses à toutes nos interrogations. Il nous fournit au moins quelques élément de la problématique, ne serait-ce qu'en faisant le point sur leur nombre, leurs types d'engagement, leurs attentes, leur appartenance ecclésiale, les ombres et les lumières de leur service d'Église.

     

    Je souhaite qu'à la lecture de ces pages, les chrétiens et les chrétiennes de notre Église fassent l'heureuse découverte que j'expérimente chaque année à l'occasion de rencontres, de visites pastorales, ou lorsqu'il m'est donné de remettre des certificats d'attestation aux agents et aux agentes de pastorale qui ont franchi avec succès les deux années de leur probation sous l'égide du Centre diocésain de formation pastorale. Ce que j'entends à leur sujet me permet de déceler l'appel de l'Esprit à renouveler notre Église.

     

    + Maurice Couture


    Des laïques en service...

    une progression qui émerveille et qui questionne

     

    Vingt ans dans l'histoire de notre Église plus que tricentenaire, c'est bien court. Mais, à notre époque marquée par l'accélération de l'histoire, les vingt dernières années ont apporté de multiples changements dans toutes les sphères de l'actualité humaine. Le monde religieux n'y échappe pas.

     

    Un changement significatif

    Un regard superficiel réduit souvent l'évolution religieuse du Québec à des phénomènes comme la chute de la pratique dominicale, la multiplication des sectes, la diminution du nombre de prêtres: autant de clichés qui introduisent régulièrement le traitement journalistique des questions religieuses. Vu de l'intérieur, le changement le plus significatif à survenir dans l'Église de Québec, oserait, à mes yeux, la montée fulgurante de la présence des laïques dans son action pastorale. Le rapport Risquer l'avenir en fait largement état.

    Dans la mesure où cette présence du laïcat se limiterait à un bénévolat accru et diversifié, elle représenterait un apport précieux, même sans doute nécessaire, mais devenu insuffisant dans le contexte actuel. En effet, aujourd'hui l'Esprit suscite dans le Peuple de Dieu des charismes nouveaux qui correspondent à des besoins permaments de la communauté chrétienne.

     

    Une floraison nouvelle

    D'où l'émergence de laïques spécialement mandatés "pour agir, non seulement au nom de leur foi, mais au nom de l'Église, et donc en lien plus étroit avec ceux qui, dans l'Église, exercent le ministère pastoral" (Jean Rigal, Services et responsabilités dans l'Église, p. 14). Il y a vingt ans, on ne parlait pas d'agents ou d'agentes de pastorale dans le diocèse de Québec. L'équivalent existait à peine d'ailleurs.

    En 1995, quelques deux cent trente laïques, religieux et religieuses, dûment qualifiés et mandatés, sont engagés au service de l'Église dans divers champs d'activités pastorales.

    Comment ne pas s'émerveiller de cette floraison nouvelle dans le champ du Seigneur! Quel enrichissement pour notre Église! Quel fruit admirable du Concile Vatican II!

     

    Complémentarité et coresponsabilité

    Comme cette progression rapide du personnel laïque s'est accomplie en même temps qu'une dimension non moins rapide de la relève sacerdotale, on peut être tenté d'y voir le développement improvisé de simples tâches de suppléance. La lenteur à définir et à reconnaître des ministères non-ordonnés a sûrement contribué à accroître le perception de dédoublement ou de concurrence là où il faudrait parler de complémentarité et de coresponsabilité pour répondre aux nouveaux besoins de l'évangélisation.

    D'ou un bon nombre d'interrogations, voire de distorsions, qui se traduisent dans notre discours et nos pratiques pastorales. Souhaitons qu'elles nous obligent à plus de clarté dans nos concepts ecclésiologiques et à plus de rigueur dans la répartition des rôles. Ces clarifications ne pourront que mieux coordonner l'exercice des charismes et maximiser l'apport des différents services et ministères ecclésiaux. La lecture de certaines propositions synodales et ce que j'ai entendu dans les carrefours pré-synodaux me confirment dans cette conviction.

    Mais il ne faut pas attendre les conclusions de cette démarche pour reconnaître un statut spécifique aux agents et agentes laïques de pastorale, en leur accordant une visibilité et une crédibilité qui les accréditent aux yeux de la communauté chrétienne ou de leur milieu professionnel: écoles, hôpitaux, régions pastorales, services diocésains, etc. Laisser croire qu'ils sont de simples exécutants au service de l'institution ecclésiale serait dévaloriser leur rôle et affaiblir leur contribution à la vie du Peuple de Dieu.



    I -- Des laïques

    Dans le diocèse de Québec, un bon nombre de laïques ont reçu un mandat pastoral de l'Évêque pour exercer une tâche d'animation dans divers milieux. Nous les retrouvons dans les paroisses, dans les écoles, les hôpitaux, en somme, partout où l'Église exerce sa mission. Ce sont des personnes qui ont une formation universitaire en théologie, qui sont reconnues après un temps de probation où sont vérifiées les qualités personnelles, spirituelles et professionnelles nécessaires à l'exercice de la mission confiée. Ces personnes sont appelées agents ou agentes de pastorale laïques.

    À côté des prêtres et des diacres, ils reçoivent la mission d'animer des communautés chrétiennes, en milieu paroissial, scolaire, hôpitalier, etc, d'annoncer l'Évangile, de favoriser l'engagement des chrétiens et chrétiennes en faveur d'un monde plus humain. Ces hommes et ces femmes, mariés pour la plupart, religieux ou religieuses pour quelques-uns renouvellent le visage de l'avant-scène de l'Église.

    La présence en très grand nombre de femmes mandatées en Église contribue pour beaucoup au renouvellement d'une structure ministérielle traditionnellement constituée d'hommes célibataires ordonnés. Elles participent, avec l'ensemble du peuple de Dieu au développement d'une sensibilité nouvelle et proposent une analyse différente et rafraîchissante des situations et défis de l'Église dans le monde d'aujourd'hui. Elles apportent par ce qu'elles sont et ce qu'elles font une couleur originale et irremplaçable pour l'annonce du message évangélique. Leur engagement constitue un signe des temps pour notre Église.

    Les agents et agentes de pastorale laïques ont choisi de répondre à l'appel de Dieu ressenti à travers les besoins criants de notre Église. Les convictions profondes qui les animent et la compétence acquise au fil de leurs divers engagements les amènent à opter pour ce service en Église dans des conditions, disons-le, pas toujours faciles.

    Ce sont des hommes et des femmes de foi qui aiment l'Église et espèrent collaborer à son inculturation. Confrontés par leur situation de vie de tous les jours aux enjeux de la société, ils ont le goût de tracer des ponts entre l'Evangile et la culture actuelle. Ils souhaitent révéler comment s'incarne aujourd'hui le "Dieu-avec-nous".

    On ne peut opter de façon radicale pour l'Évangile et pour le service en Église sans que ce choix n'influence toute la vie de l'agent ou de l'agente de pastorale et celle de sa famille. On peut penser aux conséquences de l'horaire de travail qui empiète obligatoirement sur les soirs et les fins de semaine, pensons aussi aux conditions salariales qui exigent un train de vie fort modeste. De façon plus fondamentale, cet engagement est le témoignage de toute une vie et oriente le style de vie et les choix du couple et des enfants. Les efforts d'intégration de la vie de foi, des exigences de la pastorale et du quotidien vécu en famille inspirent déjà chez les agents et les agentes de pastorale de nouvelles façons d'annoncer l'amour de Dieu. De ce fait , le témoignage de ces derniers invite les autres baptisés à reconnaître la valeur de leur baptême et leur aptitude à suivre et servir le Christ à travers un engagement qui leur est propre.

    Les agents et agentes de pastorale laïques ne remplacent ni les prêtres ni l'engagement des fidèles au sein de leur communauté. Ils souhaitent répondre aux besoins actuels de l'Église et leur présence enrichit son corps ministériel qui ne comptait auparavant que des ministres ordonnés.


    Réflexion et témoignages

    Un animateur et sa mission

    En premier lieu

    Un évêque envoie

    Un pasteur envoie

    "N'oublie personne"

     

    Ouf !

    En second lieu

    Un curé envoie

    "Va vers les jeunes

    Annonce la Bonne Nouvelle"

     

    Ah bon !

    Le début d'une aventure

    d'un ministère de jeans et

    d'Évangile

    D'abord se faire connaître

    "Es-tu le nouveau stagiaire ?"

     

    Euh !

    D'un ministère de pèlerinage

    de l'église à la rue

    De corridor de ciment

    et de feu de camp

     

    Eh oui !

    D'une mission d'inculturation

    "C'est full fun"

    "Tu me fais tripper du Christ"

    "C'est pas passé date l'Évangile"

     

    Merci !

    "Et voici que le semeur

    est sorti pour semer..."

    Denis Béland, Notre-Dame de l'Annonciation Ancienne-Lorette.


     

    L'intégration famille-travail

    une aventure et un défi

    Je suis Stéphane, un gars de Québec. Je suis aussi un époux, depuis bientôt quatre ans, et un père depuis deux ans, deux enfants. Enfin il y aura bientôt deux ans que je travaille comme agent de pastorale dans la paroisse de Saint-Augustin. Mes responsabilités sont les suivantes: pastorale-jeunesse, initiation sacramentelle, école en sixième année, homélies, exercices de Saint-Ignace dans la vie courante.

    Le défi majeur, pour moi, a été d'apprendre à gérer mon temps harmonieusement. D'abord parce que j'ai à coeur d'être présent à ma femme et à mes enfants: ils représentent mon chemin vers le bonheur. Mais aussi parce que je désire une vie équilibrée, ce qui implique pour moi, entre autres, ode me ménager du temps pour de l'activité physique. Car j'ai pris conscience que je ne peux pas prendre soin des autres si je ne prends pas soin de moi.

    Pour moi, la vie familiale et le travail pastorale s'intègrent dans une vie spirituelle incarnée jusque dans les moindres détails de ma vie réelle. Et justement mon mot clef, depuis deux ans, a été de consentir graduellement à ma vie réelle, dans toutes ses dimensions.

    Stéphane Lelièvre.


    Un sondage effectué à l'automne 1994 par le Regroupement des agents et agentes de pastorale du diocèse de Québec donnait comme moyenne d'âge des agentes et agents oeuvrant en paroisse 55,4 ans pour les religieux et religieuses 41,6 ans pour les laïques.


    Au service de l'Église diocésaine de Québec en février 1995, 228 agentes et agents de pastorale, 140 femmes dont 44 religieuses, 88 hommes dont 2 religieux

    Fantaisie sur une présence pastorale

    Un animateur de pastorale dans une école secondaire, c'est comme un archet. Un archet bien saisi entre le pouce et l'index de Celui qui est ma raison d'être pour me permettre d'entrer dans la danse des notes folles des adolescents et des adolescentes. Par ma présence, je désire leur faire découvrir les notes qu'ils et qu'elles possèdent pour écrire leur propre symphonie. Une symphonie qui brasse, bouge et remet en question mes certitudes. Une symphonie qui contient leur propre pas de danse. Une danse ou une symphonie assourdissante pour les adultes sérieux et étrangers à la façon des jeunes de dire et de faire.

    Mais après le débat actuel soulevé par les bien-pensants de notre société face à l'école de demain, ma présence comme archet aura-t-elle encore un sens ?

    Oh! comme j'aimerais tant dire tout haut que cette présence auprès des jeunes me fait encore chanter. Mais, si je devenais immobile dans un musée, il me manquerait la vibration et la danse des notes folles de ces jeunes.

    Noël Marceau

    École Joseph-François-Perrault


    Totalement au service de la paroisse

    Je suis un agent de pastorale et je travaille pour les paroisses de Saint-Gervais et de Saint-Charles de Bellechasse. Ce qu'il y a de particulier dans mon engagement pastoral, c'est que j'habite dans le presbytère de Saint-Gervais avec mon épouse Dominique et nos trois enfants, Jean-Denis, Gabriel et Anne-Marie.

    L'adaptation lors de la première année fut très difficile. Pour plusieurs, cette nouvelle expérience était dérangeante parce qu'on croyait inconcevable qu'une famille puisse habiter un presbytère. Qu'est-ce qu'un laïque peut faire dans une Paroisse ? Plusieurs questions de ce genre, rendaient difficile notre intégration à la communauté. Cette présence pastorale n'était pas évidente pour des paroissiens.

    Mais la deuxième année fut un charme. La majorité des membres de la communauté voyaient d'un bon oeil ma présence. Une famille dans un presbytère change l'image de l'Église, et incite les baptisés à se prendre en main. Voilà un des fruits de mon action pastorale qui nous a permis de bien nous intégrer à la communauté.

    Notre intégration fut difficile parce que nous représentions un changement important où le laïque prend sa place dans l'annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus, ce qui était traditionnellement réservé aux prêtres. Tout changement fait peur et nous insécurise. Présentement nous récoltons les fruits de notre persévérance. Cette troisième année de "ministère" nous l'avons entreprise avec joie et le sentiment que les deux communautés chrétiennes sont heureuses de cette présence pastorale.

    Jean Beaudoin


    Présence active dans les médias

     

    L'intérêt que je porte au monde des communications sociales a été pour moi le fruit d'invitations et de rencontres. Invitation d'abord à m'impliquer ici et en France où j'ai eu la chance de vivre dans des projets médiatiques chrétiens. Invitation aussi à réfléchir à ce "monde dans le monde" que sont les médias. Sont-ils aussi puissants qu'on le laisse entendre? Peuvent-ils vraiment servir l'évangélisation - la nouvelle évangélisation - à quelles conditions ? Même si je suis loin d'avoir des réponses à toutes ces questions, il y a un fait que je découvre et redécouvre avec joie. C'est que les médias sont avant tout un lieu de rencontre.

    C'est ce que je constate lorsque je me présente à l'enregistrement de "Bâtir ensemble", une émission radiophonique socio-religieuse qu'un petit groupe porte depuis près de trois ans avec l'appui des régions pastorales Chaudière et Rive-Sud. J'ai la chance unique de rencontrer les auditeurs et auditrices, les gens qui font les événements, nos invités et aussi les artisans de l'émission , des personnes passionnées qui travaillent au coeur des médias souvent aux prix de sacrifices. À mon humble avis, voilà pourquoi en tant que membres actifs de l'Église nous devons développer et entretenir ces lieux uniques de rencontres que sont les moyens de communication sociale.

    Mario Fraser



    2 -- En service

    L'engagement de laïques dans le service pastoral de l'Église est une réalité présente dans le diocèse de Québec depuis près de 20 ans et depuis plus longtemps dans certains milieux. C'est d'abord dans les écoles secondaires, les mouvements d'Action catholique et plus tard dans les Services diocésains que des laïques sont venus augmenter le nombre des "aumôniers". L'engagement des agents et des agentes de pastorale en paroisse, bien que plus récent, ne cesse de progresser. Le monde hospitalier, le milieu carcéral et les forces armées font appel peu à peu aux laïques pour combler leurs postes en animation pastorale. Pourquoi alors est-ce perçu comme une réalité si nouvelle?

    La réalité paraît neuve quand on la situe en continuité de l'évolution de l'Église qui maintenait jusqu'à tout récemment encore les laïques dans une attitude de passivité. Les Pères du Concile ont renversé cette situation. Les laïques sont devenus des acteurs de la mission. Leur participation à des postes d'animation et de responsabilité pastorale est un conséquence toute naturelle et heureuse du vent de renouveau insufflé par l'Esprit à Vatican II.

    Ce phénomène semble neuf aussi pour les communautés chrétiennes auxquelles on suggère d'engager un agent ou une agente de pastorale laïque. Cette éventualité les invite à concevoir la pastorale comme un champ plus vaste que la seule présidence de l'Eucharistie ou des divers sacrements. Combien de fois avons-nous entendu dire: "Mais qu'est-ce qu'une personne peut faire en paroisse si elle ne peut dire la messe ?"

    La pastorale en paroisse est pourtant un lieu d'action vaste et diversifiée. Les agentes et les agents de pastorale et les prêtres savent qu'on n'y chôme pas. La plupart des laïques engagés en paroisse oeuvrent à l'initiation sacramentelle et à la pastorale au primaire. C'est là en effet que l'organisation ecclésiale investit la plus grande part de ses énergies. Cet engagement amène les agents et agentes de pastorale à accomplir une mission importante auprès des enfants et des jeunes familles.

    La communauté qui retient les services d'un agent ou d'une agente de pastorale l'invite à parcourir des sentiers moins explorés. Ainsi, aidée par les gens de la paroisse et les membres de l'équipe pastorale, cette personne est investie de missions particulières auprès des personnes démunies, des malades, des chrétiens et chrétiennes distants, etc. Enfin, certains d'entre eux se voient confier une responsabilité d'ensemble au sein d'une équipe composée de prêtres et de laïques .

    Au cours des prochaines années, d'autres défis se présenteront aux agentes et aux agents de pastorale comme à l'ensemble de l'Église. Pensons entre autres à la formation et l'accompagnement de petits groupes de partage biblique et de cheminement de foi, tels que préconisés par l'Assemblée des évêques du Québec. Le Synode de Québec proposera à son tour des avenues qui feront appel aux ressources des agents et des agentes de pastorale laïques.

    L'action des agents et des agentes de pastorale ne sera réellement féconde que si elle favorise l'engagement de tous les baptisés. Ils relèveront les nouveaux défis que s'ils sont appuyés, reconnus et soutenus par la communauté toute entière et les ministres ordonnés de qui ils sont les partenaires. L'un de ces défis sera de trouver ensemble des façons nouvelles de financer l'action pastorale en paroisse et là où la mission enverra les agents et les agentes de pastorale.

    Les agents et les agentes de pastorale laïques se disent convaincus de la pertinence de leur travail. Ils y investissent temps, énergie et efforts. Ils constatent que tous les contacts établis au fil des jours contribuent à révéler le Christ déjà présent au monde. Et un peu à travers eux, malgré les limites humaines de leur action, nous sommes témoins que l'Esprit féconde l'action des baptisés en vue du Royaume.


    Selon l'Annuaire diocésain le nombre d'agents et d'agentes de pastorale a ainsi évolué de 1986 à 1994:

      Nombre total Total en paroisse
    1986 193 36
    1987 200 52
    1988 254 60
    1989 211 41
    1990 240 57
    1991 246 49
    1992 223 57
    1993 217 68
    1994 233 68
         

    Un sondage du Regroupement des agents et agentes de pastorale,

    à l'automne 1994, précise quelles tâches sont assumées en paroisse

    par les agents et agentes de pastorale.

     

    Conseil de pastorale paroissiale...............................100%

    Service d'initiation sacramentelle...............................72%

    Animation au primaire...............................................57%

    Liturgie.....................................................................39%

    Service de préparation au baptême.............................27%

    Pastorale jeunesse......................................................25%

    Homélie.....................................................................17%

    Éducation de la foi des adultes....................................13%

    Secrétariat..................................................................13%

    Pastorale auprès des malades........................................4%



    "Rassemblés en famille, l'Esprit nous y pousse"

    C'est le coeur habité par la proclamation de l'Année internationale de la famille que j'ai décidé de "m'inviter" chez des familles de la communauté paroissiale de Sainte-Bernadette pour préparer avec elles et chez elles des célébrations dominicales. Quel fut mon étonnement lorsque j'interpellais telle ou telle famille et qu'elle me manifestait spontanément son intérêt, son enthousiasme pour bâtir une messe familiale.

    Revêtue d'espérance et de joie (et surtout d'un manteau), j'ai cassé la glace par une soirée hivernale (-25) en me rendant chez une famille composée de 6 personnes. Les 4 enfants m'attendaient à la fenêtre, comme jadis moi j'attendais le curé ou le vicaire pour la visite paroissiale... "Elle arrive: ont-ils crié à leurs parents!" Réunis autour de la table de famille, nous avons prié, nous avons partagé les textes du dimanche et ensemble nous avons décidé quel message nous voulions laisser aux gens de la communauté paroissiale. Tous les membres de la famille se sont impliqués dans la célébration: lectures par les parents, pièces musicales par les 4 jeunes à l'offertoire, homélie partagée avec toute la famille. Quelle richesse !!!

    Bâtir la messe du dimanche avec une famille pour les familles permet de rafraîchir nos célébrations . Cette façon de faire encourage la créativité et l'originalité, stimule la vie de la communauté!

    Hélène Forgues

    Paroisses Saint-Joseph de Lauzon, Bienville et Sainte-Bernadette



    Témoigner de Jésus avec différents groupes

    En janvier 90, suite à un réaménagement pastoral, je fus mandatée pour l'animation pastorale aux paroisses Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâce à Québec. J'avais comme acquis, la connaissance des gens de Saint-Joseph et un grand attachement à ce milieu, ayant oeuvré pendant 15 ans comme directrice à l'école primaire et aussi comme bénévole à la paroisse. Découvrant peu à peu le milieu de Notre-Dame-de-Grâce, je fus emballée par ma mission qui se précisait: révéler Jésus miséricordieux, en être son témoin auprès de toute personne. Depuis, je collabore avec le curé aux tâches pastorales qui me sont accessibles. J'assume la pastorale du baptême, un terrain propice à l'évangélisation. Je "mijote" présentement un projet de regroupement de jeunes couples comme suivi au baptême de leur enfant. La formation de groupes restreints pour l'éducation de la foi des adultes me tient à coeur. Un groupe chemine depuis octobre 93 et un autre a débuté en janvier dernier. L'important pour moi, c'est de semer, sans oublier que la croissance est l'oeuvre de l'Esprit-Saint. Je garde constante ma préoccupation de préparer une relève qui sera apte à s'engager au sein de l'Église.

    Dans mes activités pastorales, il demeure prioritaire pour moi de tenir compte des personnes. Dans la lettre de mon mandat, Mgr Couture souligne ceci: "Vous vous consacrerez avec zèle et patience à éduquer la foi des fidèles... Votre zèle pastoral n'oubliera personne... Vous aurez particulièrement souci de ceux et celles qu'affligent la pauvreté, la maladie, l'injustice..." Dans cet esprit et en union avec ma fondatrice, Mère Saint-Louis, j'essaie de me faire proche des petits, des pauvres, des souffrants de toutes sortes. Ce sont eux qui m'inspirent le plus le chemin des Béatitudes.

    Je rends grâce au Seigneur pour cette insertion vivifiante dans la Basse-Ville et je remercie ma Communauté de me permettre d'y poursuivre ma mission.

    Soeur Ghislaine Côté, c.s.l.





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